C'est votre vie !" Annie CORDY

  • Biographie d ' Annie Cordy

    BIOGRAPHIE

    Annie Cordy, de son vrai nom Léonie Cooreman, commence la danse à l'âge de huit ans et prend des cours de solfège et de piano. Très vite, elle participe à des radio crochets, des concours et fait ses débuts au cabaret le "Boeuf sur le toit" à Bruxelles. Elle est alors remarquée par le directeur artistique du Lido, et est engagée, en 1950, comme meneuse de revue. Dès 1952, elle signe un contrat avec Pathé Marconi, et remporte à Deauville le prix "Maurice Chevallier". Tout en continuant l'opérette, Annie Cordy enregistre ses premiers succès musicaux (Fleur de papillon, Léon, ...).


    Elle fait ses débuts en tant qu'actrice en 1953, avec la comédie de Sacha Guitry, Si Versailles m'était conté..., puis tourne aux côtés de Bourvil en 1954 dans Poisson d'avril. Sa carrière sur grand écran est alors lancée. Mais Annie Cordy n'oublie pas pour autant son premier amour : la chanson, puisqu'elle passe en 1955 en vedette à l'Olympia et reçoit le Grand Prix de l'Académie Charles Cros pour la chanson Oh Bessie !. Durant toute sa carrière cette artiste complète alterne cinéma, chanson et scènes (Opérette, théâtre,..). Elle conjugue d'ailleurs parfaitement cinéma et chanson puisqu'elle joue dans de nombreuses comédies musicales notamment Le Chanteur de Mexico aux côtés de Luis Mariano et Bourvil. Mais loin de se contenter d'être présente sur tous les fronts, Annie Cordy s'internationalise, puisqu'en 1956, elle se produit en Allemagne, en Angleterre, à New York, à Rio de Janeiro, puis à Cuba, Mexico, et Porto Rico.


  • Biographie d ' Annie Cordy

    A la fin des années cinquante, Annie Cordy enchaîne les opérettes et les films avec Tabarin de Richard Pottier (1958), Cigarettes, whisky et petites pépées de Maurice Regamey (1959), Ces dames s'en mêlent, en 1964, marque le début de sa collaboration avec le réalisateur Raoul André. Avec Le Passager de la pluie de René Clément, Annie Cordy montre que celle qu'on surnomme la "rigolote" sait émouvoir. Ce qu'elle confirme d'ailleurs dans Le Chat aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret ou dans Rue haute, réalisé par André Ernotte en 1976, pour lequel elle remporte l'Award de la meilleure comédienne. Annie Cordy s'illustre aussi bien dans des comédies musicales que dans des drames.


    Pour autant, cette grande dame du music-hall ne délaisse pas la chanson puisqu'elle enregistre en 1974 La bonne du Curé qui se vend à 1 million 800 000 exemplaires, et Tata Yoyo vendu à 1 million d'exemplaires. Avec 6000 galas à son actif, plus de 600 chansons enregistrées, 2 dessins animés doublés (Pocahontas, une légende indienne et Frère des ours), 40 films de cinéma, sans parler des séries télévisées (Orages d'été, Avis de Tempête, Le Tuteur,...) et des téléfilms (L'Avare, Madame Sans-Gêne,...) dans lesquelles elle apparaît, Annie Cordy est une artiste complète qui a su évoluer avec son temps. En 1998, elle a fêté ses 50 ans de carrière et continue de nous étonner par son dynamisme et son enthousiasme. En 2006, elle est à l'affiche du film de Richard Bohringer, C'est beau une ville la nuit, et l'année suivante, dans le film de Laurent Achard, Le Dernier des fous.


    A 80 ans passés, Annie Cordy poursuit sa carrière au cinéma et à la télévision, avec des apparitions dans de nombreux films (Le crime est notre affaire, Disco, Le Dernier Diamant) et téléfilms (Je retourne chez ma mère). Elle est en 2014 à l'affiche de Les Souvenirs, troisième long-métrage de Jean-Paul Rouve. La comédienne y interprète la grand-mère touchante de Romain, qui, fatiguée que l'on décide tout pour elle, s'échappe de sa maison de retraite.


    Texte mis en page par Thierry Demaret