Visite de Charleroi

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  • Histoire de Charleroi

    Histoire[

    Du IXe au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]


    Charnoy au début du XVIIe siècle.
    Sur le site actuellement occupé par le centre de Charleroi habitait une petite communauté villageoise. La plus ancienne mention en est faite sous le nom de « Carnotus » en 863 dans un polyptyque de l'Abbaye de Lobbes. Le village sera ensuite nommé « Karnoit » (980) puis « Charnoy » (1188). Situé sur la rive gauche de l'ancien lit de la Sambre, il fait partie du Comté de Namur. La rive droite, territoire de l'actuelle Ville Basse, fait partie de Marcinelle qui dépend de la Principauté de Liège. La pierre délimitant ces différents territoires se trouvait d'ailleurs dans l'actuel « Bois du Prince », à la limite des communes de Marcinelle, Couillet et Loverval[réf. nécessaire].

    Un dénombrement de 1602 indique que le territoire s'étend sur 276 bonniers (environ 350 hectares) et est habité par une cinquantaine de « chefs de famille », essentiellement des cloutiers et des houilleurs. Le site habité comprend trois parties, la plus importante se situant sur le bord de la Sambre14.
    La forteresse espagnole (1666)[

    Article détaillé : Forteresse de Charleroi.
    Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée. Plusieurs places-fortes deviennent françaises laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défenses en direction de Bruxelles.

    Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Le village de Charnoy, le long de la Sambre, est un des rares endroits propices à l'installation d'une forteresse et appartenant au Comté de Namur (donc aux Pays-Bas).

    Le roi d'Espagne passe donc une convention avec le seigneur des lieux, par laquelle il achète la seigneurie de Charnoy.
    Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse15.

    Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas.

    La construction de la nouvelle forteresse commence vers la mi-septembre. Dès le début de la construction, informé par des espions, Louis XIV décide de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo envisage d'abandonner et même de démolir la forteresse qui a coûté 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quittent les lieux le 27 mai 166716.
    Du XVIIIe siècle à 1977[


    [afficher]Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2011).

    Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. Le 2 juin, Louis XIV entre dans Charleroy et en ordonne la reconstruction. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Thomas de Choisy, Vauban donnant quelques indications pour les demi-lunes au nord et à la ville basse. Par la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribuée à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.


    Plan-relief (copie) de Charleroi fin du XVIIe siècle.
    En 1673, la ville s'étend sur la rive droite de la Sambre, qui deviendra la "ville basse", par opposition à la forteresse existante placée sur les hauteurs, portant logiquement le nom de "ville haute".

    La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l'année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV qui en reprend le contrôle17. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

    Un plan-relief de la ville de Charleroi a été établi en 1695. Il est conservé et exposé au sous-sol du Musée des Beaux-Arts de la ville de Lille. Il est composé de 4 tables en bois pour un total de 4 x 3 m à l'échelle 1/600°. Une copie se trouve dans l'Hôtel-de-Ville de Charleroi.

    Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Hollandais puis cédée à l'Autriche par le Traité de Baden. Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue à l'Autriche en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connait alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

    En décembre 1790 commence la révolution brabançonne et Charleroi connaît une nouvelle période de troubles : les Autrichiens occupent la ville le 25 décembre; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes le 8 novembre 1792 (les Français l'occupent le 12 novembre 1792) avant de la reprendre le 28 mars 1793 (les Français l'ayant abandonnée le 25 mars 1793 après la défaite de Neerwinden)18. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États-Unis de Belgique, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier19 met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan qui parvient à prendre la place après six jours d'un bombardement intensif. C'est pendant la prise de Charleroi et la bataille de Fleurus qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne, depuis Jumet (lieu-dit Belle-Vue), d'un champ de bataille depuis un aérostat.

    Sous le régime français révolutionnaire, la ville changera de nom à plusieurs reprises: Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre et encore Libre-sur-Sambre, entre les 25 juin 1794 et 8 mars 1800 20.


    Carte topographique réalisée vers 1900.
    Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité jusque-là aux mains des « Hollandais ». Mais Napoléon essuie une défaite plus au nord, à la célèbre bataille de Waterloo, le 18 juin 1815. Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 juin à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette brève parenthèse française, passe au royaume des Pays-Bas. Pour se protéger de la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs qui la tiendront dans un étroit carcan pendant cinquante ans.



    Atelier de réparation de chars Panzer, 1917.

    La ville et les localités voisines tireront parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installeront à Lodelinsart, Roux, Dampremy… des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi, Monceau, Marchienne, Montignies, Couillet… La sidérurgie, la métallurgie et la production de verre, liées à l'extraction du charbon sont les moteurs du développement industriel.

    Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce à l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'au développement des voies et moyens de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est alors en plein essor. La ville de Charleroi et son agglomération, produisant le plus de richesses du pays, participe grandement à l'accession de la Belgique au rang de 2e puissance industrielle mondiale. Ce qui fournira à la Belgique les moyens de mener une politique colonialiste et d'entamer de vastes travaux de modernisation du pays. (Routes, rail pour tramways et trains, voies fluviales, éclairage, équipements des administrations, bâtiments tels qu'écoles et grands hôpitaux…)

    Mais la révolution industrielle s'essouffle, la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher à produire, réduit progressivement l'importance économique de la houille et donc des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines ferment alors les unes après les autres, amorçant le lent déclin industriel des industries d'aval, vers la fin des années 1960. À l'abandon fin mars 2012 du dernier haut-fourneau, seule la sidérurgie électrique a été maintenue sur deux sites où sont produits des aciers spéciaux et inoxydables consommés par des laminoirs, tréfilerie, etc. mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive face à la concurrence des pays émergents, comme toute l'industrie lourde européenne.


  • Histoire de Charleroi

    Première Guerre mondiale

    : Au début de la guerre, dans le cadre de la bataille de Charleroi qui se déroule du 21 au 23 août 1914, la ville et les communes environnantes subissent des exactions de la part des soldats Allemands. La ville échappe à la destruction complète moyennant le payement d'une lourde indemnité de guerre imposée par le général Max von Bahrfeldt.
    Maison des corporations Charleroi
    Dans l’entre-deux-guerres, Charleroi commence à gagner en verticalité. En 1925, la « Maison des Corporations » est érigée par Joseph André, place de la Ville-Basse. Ce bâtiment se détache nettement de ses voisins directs qui sont deux fois moins hauts alors qu'ils comptent quand même trois étages plus les combles21.

    Seconde Guerre mondiale : En 1940, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps, Alliés et Allemands, pour la possession des ponts sur la Sambre.
    Durant la période 1930 - 1948, d'importants travaux de détournement et de canalisation de la Sambre ont été menés pour faciliter la navigation des péniches dans le centre de la ville, parallèlement à la modernisation du canal Charleroi-Bruxelles. Le boulevard Joseph Tirou, importante artère de Charleroi, occupe l'ancien lit (naturel) de la Sambre.


    Depuis 1977[

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    L'histoire du Grand Charleroi commence le 1er janvier 1977, date de l'entrée en vigueur de la loi sur la fusion des communes. Charleroi devient alors la ville wallonne la plus peuplée.

    Le premier bourgmestre de la nouvelle entité est Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle.

    Au début du XXIe siècle, la ville de Charleroi entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. La boucle centrale du métro, terminée par le tronçon « gare de Charleroi-Sud - station Parc », est inaugurée en 2012 et des projets de rénovation de la Ville-Basse (Phénix et Rive Gauche) sont lancés en 2011, projets qui prévoient notamment la construction d'un centre commercial sur l'actuelle place Albert Ier, un hôtel quatre étoiles, différents logements et bureaux...

    Charleroi, une ville en transition 2008 - 2025[

    L'avancement des travaux de Rive Gauche en janvier 2015. Vue de la rue Puissant d'Agimont et de la Place Verte.

    Charleroi est entrée depuis 2008 dans une phase de transition. Une phase qui a pour but de donner un souffle nouveau au centre-ville qui dépérissait petit à petit. La Ville entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. Cette dynamique de reconversion économique, environnementale et urbanistique est appuyée par de grands projets dont le projet Phénix qui s'applique principalement à la Ville Basse. Son budget s'élève à plus de 52 millions d'euros22 financé à hauteur de 21 millions par le Fonds européen de développement régional FEDER et de 31 millions par les pouvoirs publics.

    Parmi les réaménagements conséquents, on trouve la Place de la Digue et les Quais de Sambre. Un nouveau centre de distribution urbain est également construit, qui permettra au charroi lourd de déposer sa marchandise, distribuée ensuite par des véhicules électriques légers aux commerces de la ville. Enfin, la Placerelle,construction hybride entre un pont et une place, est installée au dessus de la Sambre dans l'optique de créer une continuité entre le boulevard Tirou, le futur centre multimédia Quai10 et la rive Sud de la Sambre où l'on trouve la gare ferroviaire et la station de métros et de bus. Dans le même temps, un autre chantier capital est en cours, celui de l'extension de la boucle du métro, débuté en 2008 et terminé en 2012. Les travaux du projet Phénix se sont quant à eux terminés en 201423.




    L'autre projet principal, d'un financement privé de plus de 200 millions d'euros24, est le projet Rive Gauche dont l'objet est la mise en place d'un centre commercial accompagné de logements et de bureaux à la Ville Basse. C'est dans le cadre de ce projet et seulement à la suite de plusieurs recours au Conseil d'Etat25 portés par des propriétaires que la démolition des Colonnades débute finalement le 10 février 2015 et se termine un mois plus tard afin de laisser place à un nouveau tracé de chemins et de bâtiments. Un impressionnant fossé est creusé à l'endroit de la Place Albert Ier, à l'avenir rebaptisée Place Verte26, et des bâtiments de la rue Puissant afin d'y construire un parking souterrain. Des bâtiments sont aussi rasés dans la rue du Collège ainsi qu'à la rue Léopold.

    Les projets de rénovation et de restructuration ne concernent cependant pas seulement le centre-ville mais également les communes composant le Grand Charleroi et qui, conformément à la nouvelle identité de la ville, se regrouperont à l’avenir en districts27. La ville doit répondre à au moins deux besoins : d’une part, à l’instar du centre-ville, certaines communes possèdent des infrastructures vieillissantes n’étant plus capables de répondre aux besoins des habitants et des travailleurs. D’autre part, l’accroissement de la population carolo en cours depuis 2001 demande la création annuelle de 400 logements28. Une réflexion a donc été menée pour établir une stratégie globale sur l’ensemble de Charleroi de façon à structurer judicieusement le territoire et à améliorer le cadre de vie des habitants. La ville de Charleroi est composée de plusieurs centres actifs. Le projet global prévoit une stratégie d’urbanisation tenant compte de ce paramètre : plutôt que de tendre vers une homogénéisation des constructions et un étalement urbain, deux plans sont établis29. Le premier prévoit une intensification urbaine le long des axes et centres principaux de façon à tirer profit des infrastructures existantes et à les optimiser. Le second mise sur une intensification paysagère dont l’enjeu annoncé est de participer à l’amélioration du cadre de vie en créant une continuité dans les espaces naturels tout en mettant en valeur le paysage industriel.

    Le principe des districts est un redécoupage de la ville qui résulte en la centralisation des services publics dont les guichets administratifs seront répartis au sein d’une maison citoyenne30 pour chaque district. La Ville a également exprimé sa volonté de mettre sur pied un système de guichet en ligne destiné à faciliter et moderniser les démarches administratives. Il résultera également de ce découpage l’attribution d’identités globales spécifiques à chacun des districts. Pour chaque district, des projets d’aménagement sont prévus ou en cours de réalisation dans le cadre du redéveloppement de la région.
    Centre[



    Plan du projet Charleroi District Créatif.

    Dans la continuité de la logique de revitalisation de la ville entamée par la Ville Basse, le projet Charleroi District Créatif, ou Charleroi DC, porte sur le réaménagement de la zone nord ouest du district centre31,32. Cette zone, d’une superficie de 40 hectares, soit un quart du centre ville, souffre en effet, à l’instar du reste de la ville, d’un déficit d’attractivité. Une enveloppe de 142 millions d’euros33 a dès lors été attribuée à Charleroi par le FEDER. Grâce à ces fonds, une équipe internationale34 constituée d’architectes, urbanistes et autres profils, déterminera et concrétisera la stratégie destinée à redonner à cette zone un rôle de développement économique durable sur toute la région. Charleroi DC est un ensemble de 17 projets parmi lesquels est prévue la création d’un palais des congrès en annexe du Palais des Beaux Arts qui aura lui-même été rénové et dont le bilan énergétique aura été amélioré35.
    La ville est actuellement pourvue d’une faible offre d’enseignement supérieur qui s’illustre par un taux de 15,4% de diplômés de l’enseignement supérieur36 dans la population de la région. Pour répondre à cette problématique, le projet prévoit la création d’un campus des arts, des sciences et des métiers sur le site de l’Université du Travail. L’équipe en charge planche aussi sur le réaménagement des places publiques en leur conférant des identités spécifiques mais cohérentes tout en répondant aux problèmes liés à la mobilité, c’est-à-dire en facilitant le déplacement des piétons et en ajustant l’offre de transports en commun afin de réduire le nombre de véhicules ainsi que les désagréments qui en découlent.
    Nord[modifier | modifier le code]
    Le district Nord composé de Gosselies, Ransart et Jumet, est le siège d’une importante activité économique. De nombreuses entreprises et multinationales, actives dans des secteurs comme l’aéronautique et les télécommunications, y sont implantées au sein de parcs d’activité. C’est également dans ce district que l’on retrouve l’aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud, levier stratégique important pour la région, dont l’agrandissement a débuté en 2016 et devrait s’achever en 2017 pour permettre le passage de pas loin de 7 millions de passagers annuels37. Dans l’optique de répondre aux besoins de logement des travailleurs de cette zone, la Ville de Charleroi a annoncé38 entreprendre la rénovation de l’habitat au centre des communes conce

    mis en page Thierry Demaret